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Tensions à l'Assemblée de Corse : Débat animé sur la demande de 74 millions d'euros à l'État



Jeudi dernier, l'Assemblée de Corse a été le théâtre d'un échange houleux concernant la demande de 74 millions d'euros adressée à l'État. À la tête de cette requête, Gilles Simeoni a plaidé pour une augmentation de la dotation de continuité territoriale (DCT) ainsi qu'un rattrapage financier pour corriger ce qu'il a qualifié d'"injustice" vis-à-vis de la Corse par rapport aux autres régions et départements français.

Selon Gilles Simeoni, cette démarche vise à remédier à une situation déséquilibrée, notamment en ce qui concerne les spécificités institutionnelles et financières de l'île. Il a souligné les conséquences préjudiciables de cette inégalité sur le développement économique et social de la Corse.


Cependant, cette requête a été vivement critiquée par l'opposition, qui a remis en question le timing et la méthode employée. Pour certains membres de l'opposition, le moment n'était pas opportun pour entamer ce débat, soulignant plutôt la nécessité de repenser le système dans son ensemble.


Le groupe Avanzemu, par la voix de Vanina Borromei, a exprimé des réserves quant au moment choisi pour aborder cette question, mettant en avant l'urgence de trouver des solutions alternatives. De même, à droite, Jean-Martin Mondoloni a déploré ce qu'il a décrit comme "l'angle mort des pourparlers de Beauvau", soulignant les difficultés budgétaires rencontrées par la Corse pour assumer ses compétences.


Lors des discussions, plusieurs propositions ont été avancées, mais ont suscité des débats passionnés. Un amendement visant à flécher exclusivement sur l'investissement la dotation supplémentaire a notamment été intégré au rapport sur le rattrapage financier, qui a finalement été approuvé par 49 voix, avec des réserves émises par certains partis.


Malgré les divergences et les tensions, Gilles Simeoni a plaidé pour une adoption à l'unanimité, soulignant l'importance de trouver un point d'équilibre dans ce débat complexe. Cependant, l'opposition reste sceptique quant à la méthode et aux réelles implications de cette demande de fonds auprès de l'État.

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